Demi-finale de la Coupe des Champions 1988-1989
AC Milan-Real Madrid : 5-0 (3-0)

 

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19 avril 1989. Milan, stade San Siro. 70 000 spectateurs

Arbitre : Alexis Ponet (Belgique)

Buts: 18e Ancelotti 1-0, 25e Rijkaard 2-0, 45e Gullit 3-0, 49e Van Basten 4-0, 59e Donadoni 5-0.

Compositions des équipes :

AC Milan: G. Galli; Tassotti, Baresi; Costacurta, MaldiniRijkaard; AncelottiColombo (64e F. Galli), DonadoniGullit (56e Virdis), Van Basten

Entraîneur: Arrigo Sacchi.

Real Madrid: Buyo; Chendo, Gallego; Sanchis, Schuster,  GordilloLlorente, Michel, Vázquez, Butragueño, Sanchez. 

Entraîneur: Beenhakker.

 

 

Au printemps 1989, l'AC Milan est opposé au Real Madrid en demi-finale de la Coupe des Champions. Le match aller à Madrid permet de constater que les Italiens ont de solides arguments. Ils ramènent un match nul dans leurs bagages (1-1), Van Basten égalisant en fin de match.

La seconde manche à San Siro est attendue par les tifosis qui vont vivre une soirée d'anthologie. En début de match, Hugo Sanchez, le goleador mexicain des madrilènes reçoit un avertissement qui le prive de finale en cas de qualification de son équipe. Il s'agit d'un premier coup dur pour les Madrilènes.

À la 18ème minute, après un excellent travail de Gullit, Ancelotti arme une frappe puissante des trente mètres qui surprend Buyo. Les Espagnols n'ont pas vraiment le temps de revenir dans le match et encaissent leur second but quelques minutes plus tard. À la suite d'un corner joué en deux temps, Tassotti adresse un centre que reprend victorieusement de la tête Rijkaard. Le festival continue : Ancelotti amorce un contre. Gullit lance Donadoni dans la profondeur. Alors que la passe semble trop appuyée, Donadoni réussit à récupérer la balle, temporise, élimine astucieusement son adversaire puis centre à destination de Gullit qui arme une superbe reprise de la tête pour le 3-0.

En rentrant aux vestiaires, les Espagnols ont ainsi un retard de trois buts. Après le thé, les Madrilènes sombrent littéralement. Ils encaissent deux nouveaux buts. Le quatrième but pour les Rossoneri est l'œuvre de Van Basten après une remise astucieuse de la tête de Gullit sur une balle adressée en profondeur par le troisième néerlandais de l'Europe, Rijkaard. À l'heure de jeu, l'humiliation est totale pour les Madrilènes qui encaissent le 5-0 à la suite d'un corner joué en deux temps et d'une frappe de Donadoni au premier poteau sur laquelle Buyo n'est pas exempt de tout reproche.

Crédit images : Nicolas Wyss